La recette pour modifier vos habitudes alimentaires ?


Et si l’on cassait la routine ? Et si l’on changeait nos habitudes alimentaires ? Et si on le faisait à l’aide de projets artistiques ?

« On ne joue pas avec la nourriture ! » Qui n’a jamais entendu cette phrase ? Enfants et adultes l’entendent assez régulièrement. Et pourquoi ? Parce les produits alimentaires se voient attribuer une place privilégiée dans notre société.

Cette place provient originellement d’un besoin primaire : celui de se nourrir pour vivre. Ainsi les hommes cueillaient, chassaient et cultivaient. Néanmoins ce besoin a bien évolué depuis !

 

En effet, l’Homme mange toujours pour répondre à ce besoin primaire, mais il a rendu plus attractif tout l’univers gravitant autour de ce besoin. D’une action répondant à une vitalité, on a vu apparaître un plaisir, le plaisir de manger, de manger des choses agréables notamment au travers de la cuisine.

Au fur et à mesure des années, on a vu apparaître divers problèmes découlant des comportements humains…  Pour ne pas tous les citer, on peut parler de la surproduction alimentaire avec par exemple les animaux en batterie, le gaspillage impulsé notamment par la grande distribution ou encore les mauvaises habitudes de consommation entraînant entre autres l’obésité et le gaspillage dans les foyers.

 

Et donc, pourquoi vous parler de ça ? Parce Marije Vogelzang, artiste hollandaise, travaille depuis plus de 10 ans sur l’univers alimentaire pour dénoncer ces différents problèmes qui gravitent autour du « carburant » de l’Homme.

 

 

Qui ?

 

Marije Vogelzang se décrit comme un « concepteur de manger/de repas », mais que se cache donc derrière ce qualificatif bien mystérieux ?

L’artiste de 36 ans partant du constat que personne ne comprend l’ensemble du système alimentaire, combine design et expérience de se nourrir afin de remodeler la façon dont nous pensons nos repas.

Considérant la façon dont la nourriture est produite, consommée et expérimentée comme un problème majeur, elle cherche à créer des expériences alimentaires afin de bousculer le rapport des individus aux aliments, de changer le système alimentaire et d’améliorer l’industrie alimentaire.

 

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Et quoi ?

 

Suite à un programme imposé en 2009 par le gouvernement ayant pour vocation de réduire de moitié l’usage des antibiotiques sur le bétail néerlandais, Vogelzang a poussée l’idée de réduire l’usage de ces produits sur animaux à l’extrême.

Elle a créé un partenariat avec un producteur de poulet aux Pays-Bas, décidant d’élever des poulets sans antibiotiques.

Dans un premier temps, le but était de montrer le surusage de ces médicaments dans notre agriculture, qui rend la viande moins qualitative malgré une augmentation quantitative de la production.

La finalité à travers ce projet est de démontrer qu’il est possible d’améliorer l’industrie agroalimentaire et inviter à une réflexion de la part de tout les acteurs de la chaîne du producteur au consommateur.

L’artiste est aussi et surtout connue pour avoir imaginé ce à quoi pourraient ressembler les squelettes des plantes.

 

Dans un autre projet, la jeune femme a accroché des nappes au plafond pour un dîner de Noël, fait des trous de coupe afin de passer les mains et le visage des convives et qu’il n’y ait que ça de visible. Le but durant ces expositions internationales est de bousculer les rituels alimentaires irréfléchis que nous pratiquons de réviser nos coutumes en réorganisant les repas de façon à faire disparaître nos habitudes ancrées, de celles en surface aux plus profondes.

 

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Entre prouesse artistique pour certains, message sociétal et dénonciation de notre rapport à l’alimentation pour d’autres, il est bien une chose dont nous pouvons faire convention :  l’artiste cherche à interloquer les individus. Et on peut le dire ça marche, maintenant à chacun de prendre ses dispositions !

 

 

 

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