Dans le monde surréaliste d’Izumi Miyazaki, le corps devient objet


À quoi pourrait bien servir le corps humain s’il n’était pas accompagné d’un dispositif cérébral guidant ses faits et gestes ? Nous pouvons alors nous interroger sur sa place dans l’environnement. 

Izumi Miyazaki se met en scène dans des situations délirantes, elle alimente son tumblr d’autoportraits toujours plus surprenants. Son travail fait de l’individualité un sujet primordial, elle affiche toujours un visage vide d’expression qu’elle place dans de multiples décors. Loin d’être pesante, la solitude est ici une source d’imagination infinie, en effet, la jeune artiste déborde d’imagination, elle interagit avec des objets et le paysage, mais nous donne l’impression de faire elle-même partie du décor. Ses pupilles grandes ouvertes nous interpellent, pourtant nous ne parvenons pas à qualifier les émotions se trouvant derrière ce visage figé.

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Nous pourrions être interpellés par le visage de la jeune artiste découpé en deux, au même titre que le poisson se trouvant sur sa tête. Pourtant, étrangement nous ne sommes pas plus déboussolés que lorsque l’artiste est allongée sur un passage piéton. Mais encore une fois, c’est ce regard vide de sens qui nous rend perplexes, nous laissant sans réponse face à notre quête de signes qui nous permettrait de déceler, une pensée, une émotion ou un ressenti.

Izumi pratique un humour froid dans un univers spécifique, elle décline son personnage à travers différentes situations mêlant décors du quotidien et paysages surréalistes. Son regard neutre est peut-être à l’image de notre génération, éprouvant des difficultés à vivre dans un monde réel et aimant se perdre vers des horizons inconnus, sans forcément, y cherche un sens.

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