Lucien : le phénomène rouennais


Laissez-nous ouvrir une parenthèse et vous faire entrer dans l’univers de Lucien…

Si vous êtes rouennais, vous avez forcément entendu parler d’eux, si vous ne l’êtes pas il est temps de découvrir le crew qui remue la capitale normande. Ce collectif, formé en 2014 par trois étudiants de l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture), est aujourd’hui incontournable dans la ville aux cent clochés. Très actifs dans la vie de la ville, ils proposent régulièrement de nouveaux évènements où l’art est mis en avant sous différentes formes, et à destination d’une large cible.

Enthousiasmé par leurs projets, Offbeat a décidé d’en apprendre davantage et de rencontrer l’équipe qui se cache derrière le festival Parenthèse.

En deux ans, Lucien a bien évolué et a réussi à se construire une belle notoriété au sein de Rouen. Il y a deux mois, la Métropole récompensait leur travail avec une bourse de 5 000€. Une réelle reconnaissance pour eux et pour leur investissement personnel.

« L’argent sera réinvesti dans les évènements futurs afin de diversifier nos partenariats, auxquels nous accordons beaucoup d’importance et de soins. Mais également, pour proposer de nouvelles scénographies, toujours plus innovantes, afin de transporter le visiteur dans notre univers artistique et musical. »

Avant toute chose, faisons les présentations. D’où vient le prénom Lucien et surtout, qui se cachent derrière ?

« Monsieur Fromage était l’ancien directeur et fondateur de l’usine de tissage qui a été maintenant reconvertie en l’école d’architecture de Normandie. C’est un petit clin d’œil ! »

Une fois le nom trouvé, prenez une bande de potes, une passion commune et la volonté de partager cela avec d’autres. Vous obtiendrez une association jeune et dynamique. Portée par 3 membres fondateurs, ils sont aujourd’hui une vingtaine à donner vie aux évènements. Et bien que le projet soit né à l’ENSA, d’autres profils viennent au fur et à mesure compléter ce tableau.

« On veut s’entourer de beaucoup de monde afin de créer une structure pluridisciplinaire, grâce à ses acteurs et grâce à ce qu’elle propose. Depuis quelque temps, une étudiante infirmière et une autre en médecine nous ont rejoints et nous collaborons aussi avec des étudiants en droit. »

lucien-festival-offbeat-equipe

Chacun, selon ses compétences, intègre un des trois pôles principaux : administratif, artistique ou technique. Mais ici, ce qui prime avant tout, c’est la motivation !

Médiateur culturel, ils cherchent à créer du lien entre les artistes et les participants. Mélanger les disciplines pour réussir à être toujours plus original est un des objectifs de l’équipe.

« Lucien crée des évènements sans classement, distinction, ni limite de genre. On est ouvert à tout et pour tous. »

En effet, si on s’était attendu à ce que cette association étudiante s’adresse à une cible jeune, lors du Festival Parenthèse, c’est avec surprise qu’on a pu y croiser des parents accompagnés de leurs enfants.

« On adore dire qu’à Parenthèse on peut amener nos parents ou nos grands-parents. Depuis le début, on refuse d’être catégorisé comme un collectif d’évènementiel ou de fêtards, c’est en partie ce qu’on est mais pas que, on s’adresse vraiment à un public large de curieux, d’amateurs d’art ou de musique. »

Justement, revenons sur Parenthèse qui les a dévoilés sur la scène rouennaise. Si le collectif avait déjà fait parler de lui avant, la 1ère édition de ce festival a été pour eux un véritable tremplin !

« Ce projet est né de la volonté de créer un lieu de vie, un lieu alternatif, culturel et en même temps festif, permettant de se regrouper dans la journée, autour de l’art, dans sa manière la plus large (expos, films, graffitis, musique ou sport). »

Une fois encore, quand ils nous expliquent la réalisation de cet évènement, nous ressentons l’esprit qui y règne et la cohésion souhaitée.

« On voulait bosser avec des associations qui nous ressemblent et qui portent les mêmes valeurs, on voulait bosser avec des copains. »

En septembre, le festival a reçu le même succès qu’en juin dernier et c’est avec impatience, que nous attendons la prochaine édition sur laquelle travaillent déjà les membres de Lucien.

« Nous parlons déjà de la 3ème édition de Parenthèse et on a même évoqué la 4ème. La 3ème se déroulera durant quatre samedis du 15 avril au 13 mai. On sera sur une édition plus responsable, plus mature avec une orientation plus éco-responsable que d’habitude. On va amener de la végétation, créer un jardin partagé… Bien sûr, il sera toujours possible de jouer à la pétanque, ou danser sur la musique des résidents ou des collectifs invités. »

Prenez note et soyez donc au rendez-vous !

ucien-festival-offbeat-parenthese-2emeedition

Mais Lucien, ces dernières semaines, s’est illustré sur d’autres évènements qui ont eux aussi étaient très appréciés du public. Dans le cadre des Zazimuts (rendez-vous de l’étudiant rouennais), ils ont participé à une soirée à l’Hôtel de Ville et à une autre à la patinoire. Si pour le premier, ils n’avaient qu’un rôle de participant en réalisant une exposition, en concevant un mapping ou en amenant un de leurs résidents DJ, pour l’Odysée, la ville leur a confié les rênes. En collaboration avec La Cachette, qui s’occupait des vidéo-projecteurs, ils ont mis au point tous les décors et géré l’organisation.

« On a voulu un esprit austral, un voyage onirique dans ce lieu complètement nouveau et inhabituel ainsi qu’une mise en lumière de l’espace afin de lui donner vie. Ç’a été un bel évènement avec de nombreux sourires à la sortie. »

lucien-festival-offbeat-soiree-odysee-zazimuts

Si le collectif ne cesse de nous surprendre avec ses idées toujours plus ambitieuses et novatrices, comment arrivent-ils à associer Lucien avec leurs études et leurs loisirs ? Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’intéressent aux start-ups et cherchent des projets auxquels prendre part, en parallèle de leurs études. Mais encore faut-il trouver le bon projet et oser se lancer.

« N’hésitez pas ! Il est plus difficile une fois entré dans la vie professionnelle de créer un projet comme celui-là. Autant en profiter tant qu’on a du temps de libre. »

De plus, comme le racontent ces étudiants, c’est un moyen de diversifier ses compétences, de rencontrer de nouveaux profils, mais c’est aussi très gratifiant de pouvoir admirer le résultat de son travail. Et parfois, ça vous permet même d’envisager des opportunités auxquelles vous n’auriez jamais pensé.

« Nous sommes maintenant plusieurs à penser nous professionnaliser dans le domaine de la médiation culturelle ou de l’évènementiel. »

ucien-festival-offbeat-soiree-zazimuts

De manière générale, leurs initiatives sont aimées. Nous parlions plus haut de la bourse que la Métropole leur a remise, ils en ont aussi reçu une du Creative>Lab, les manifestations quant à elles comptent toujours plus de participants… Cette gratification locale est très importante pour eux.

« La reconnaissance est un moteur puissant au développement de nos idées, de l’association et de son potentiel. »

Proche et à l’écoute des visiteurs, le collectif les invite justement à s’exprimer sur leurs envies et leurs goûts afin de leur proposer des évènements adaptés, mais surtout, qui sauront les surprendre.

Pour refermer cette parenthèse, nous vous invitons à découvrir cette bande de potes, si ce n’est pas déjà le cas, et à assister aux prochains évènements. Sans chichis, ils ne manqueront pas de vous séduire comme ils l’ont déjà fait avec les 3 710 personnes qui les suivent sur leur page Facebook.

Recommandé