Sommes-nous trop à la recherche de la perfection ?


Paola Kudacki dans le shooting « Plasticity » pour le magazine anglais Beauty Paper a fait le difficile pari de représenter le rejet de la perfection.

La perfection est un élément que chacun poursuit, à des degrés différents, tout au long de sa vie. Qu’elle soit représentée au travers du physique comme des comportements,  c’est une notion qui prime dans notre société. Les idéaux de beautés, qui n’ont fait qu’évoluer au fil du temps, fixent cette perfection que chacun cherche à atteindre.
C’est par ce phénomène que les notions de « beau » et de « moche » sont fixées. Ainsi celui ou celle qui ne rentre pas dans le moule des idéaux est dit moche, parce qu’il a un gros nez ou une mâchoire chevaline. À l’inverse celui qui est musclé mais pas trop, avec des traits fins sera plus facilement qualifié de beau.

Paola Kudacki remet en question cette quête par une série de photo. À l’aide de bas nylon, de fil de pêche et bande de plastique, elle travaille le corps d’une femme pour mettre en lumière ce problème.

 

offbeat-paola-kudacki-1

offbeat-paola-kudacki-3Paola travaille avec les matières et les formes que celles-ci donnent au corps et surtout à la peau. Comme on peut le voir dans les clichés suivants le but est de matérialiser l’imperfection notamment par la présence de bourrelets, de rides, de couleurs fades et de plissures.

 

offbeat-paola-kudacki-4

offbeat-paola-kudacki-5

 

Par cette critique de la quête de la perfection, elle vient surtout remettre en question les critères d’imperfection. En effet ce sont les choses fixées comme laides qui déterminent les idéaux de beautés. Mais finalement, l’imperfection ne serait-elle pas la vraie beauté ?

Recommandé